Conférence de presse du 22 octobre 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
运维组
2021-10-22 15:54

Reuters : Répondant à une question sur l'éventuelle aide des États-Unis à Taiwan pour soutenir sa défense, le dirigeant américain a dit que les États-Unis avaient un engagement envers Taiwan. La Maison Blanche a ensuite déclaré que les États-Unis ne changeraient pas leur politique à l'égard de Taiwan. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. La question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine et aucune ingérence étrangère n'y sera tolérée. Sur les questions touchant à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et aux autres intérêts vitaux de la Chine, elle ne fera jamais de compromis ni de concessions. Personne ne doit sous-estimer la forte détermination, la ferme volonté et la grande capacité du peuple chinois à défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays, ni se placer dans le camp opposé à celui de 1,4 milliard de Chinois. Nous exhortons les États-Unis à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, à faire preuve de prudence dans leurs paroles et actions sur la question de Taiwan, et à s'abstenir d'envoyer tout signal erroné aux forces sécessionnistes prônant l'« indépendance de Taiwan », afin d'éviter de nuire gravement aux relations sino-américaines et à la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan.

Agence de presse Xinhua : La Chine vient d'annoncer que le Président Xi Jinping participera à la conférence commémorant le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. Pourriez-vous présenter les informations concernées ?

Wang Wenbin : Cette année marque le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. Au cours des 50 dernières années, la Chine a toujours porté haut levé l'étendard du multilatéralisme, préservé fermement le système international centré sur l'ONU et l'ordre international fondé sur le droit international, et sauvegardé le rôle central de l'ONU dans les affaires internationales. Au cours des 50 dernières années, la Chine s'est profondément engagée dans la cause de l'ONU, en sauvegardant la paix mondiale, en promouvant le développement commun et en élargissant continuellement la coopération avec l'ONU.

Afin de passer en revue le parcours glorieux sur lequel la Chine et l'ONU ont travaillé épaule contre épaule, de faire un bilan des expériences précieuses acquises par la Chine dans sa participation à la réforme et à la construction de la gouvernance mondiale et d'entamer une nouvelle marche de la coopération entre la Chine et l'ONU, la Chine tiendra à Beijing, le 25 octobre, la Conférence commémorant le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. Le Président Xi Jinping participera à l'événement et y prononcera un discours important. Des représentants des parties concernées de la Chine, le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres, et les représentants des Chefs de missions diplomatiques de divers pays accréditées en Chine et d'organisations internationales en Chine participeront également en présentiel ou par liaison vidéo à la réunion sur invitation.

TASS : Hier, le Président russe Vladimir Poutine a déclaré que, à la différence de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), la Russie et la Chine ne créeraient pas d'alliance militaire fermée ni de bloc militaire, et que les spéculations à cet égard étaient sans fondement. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : La Chine apprécie hautement les commentaires positifs faits par le Président Vladimir Poutine sur les relations sino-russes lors de la réunion annuelle du Club de discussion Valdaï. Cette année marque le 20e anniversaire de la signature du Traité de bon voisinage et de coopération d'amitié sino-russe. Au cours des deux dernières décennies, sous la planification et l'orientation des Chefs d'État de la Chine et de la Russie, les deux parties se sont toujours engagées à développer des relations de bon voisinage, d'amitié et de coopération mutuellement bénéfique à long terme sur la base du principe « de non-alliance, de non-confrontation et de non-hostilité envers des pays tiers », et ont toujours été des constructeurs de la paix dans le monde, des contributeurs au développement mondial et des défenseurs de l'ordre international, donnant l'exemple d'un nouveau type de relations internationales. La Chine et la Russie ne sont pas des alliés mais sont plus proches que des alliés.

Le monde appartient aux peuples de tous les pays, et les difficultés et défis auxquels le monde est confronté nécessitent les efforts conjoints de tous les peuples pour y faire face. L'ouverture, la coopération et le gagnant-gagnant, plutôt que l'isolement, la confrontation et l'exclusivité, correspondent à la tendance générale et à l'aspiration des peuples. La Chine est prête à travailler avec le reste de la communauté internationale, dont fait partie la Russie, pour mettre en pratique ensemble la vision de la coopération gagnant-gagnant, favoriser un nouveau type de relations internationales caractérisé par le respect mutuel, l'équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, faire progresser la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité, et écrire conjointement un nouveau chapitre des relations internationales pour le 21e siècle.

China News Service : Nous avons noté que le Ministère des Affaires étrangères avait publié aujourd'hui le Document de position sur la coopération entre la Chine et l'Organisation des Nations Unies. Pourriez-vous présenter davantage d'informations à ce sujet ?

Wang Wenbin : Cette année marque le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. Au cours des 50 dernières années, la Chine a toujours porté haut levé le drapeau du multilatéralisme, soutenu le traitement des affaires internationales par voie de consultation, et la détermination de l'avenir et du destin du monde par tous les pays. Nous nous sommes toujours résolument opposés à l'unilatéralisme, au protectionnisme, aux actes d'intimidation, et à toutes formes de « pseudo-multilatéralisme ». Nous avons toujours travaillé activement pour faire évoluer le système de gouvernance mondiale dans un sens plus juste et plus équitable. Nous avons toujours donné la priorité au développement, adhéré à la philosophie de développement centrée sur le peuple, et œuvré à construire une communauté d'avenir partagé pour le développement mondial.

À l'heure actuelle, l'échiquier mondial est en profonde transformation, la pandémie de COVID-19 resurgit sans cesse, et l'économie mondiale se redresse péniblement. Dans le même temps, la paix et le développement restent le thème de l'époque, et un fort appel à défendre le multilatéralisme, à renforcer la solidarité et la coopération, et à relever ensemble les défis se fait entendre au sein de la communauté internationale. Le Document de position sur la coopération entre la Chine et l'Organisation des Nations Unies illustre la contribution exceptionnelle de la Chine aux travaux des Nations Unies dans divers domaines au cours des 50 dernières années, et expose les positions et propositions de la Chine sur des dossiers internationaux importants tels que le maintien du multilatéralisme, la promotion du développement mondial et la lutte solidaire contre le virus.

En envisageant l'avenir, la Chine avancera main dans la main avec tous les autres pays du monde pour faire des Nations Unies une plateforme centrale permettant aux pays de sauvegarder ensemble la sécurité pour tous, de partager les résultats du développement et de tracer ensemble la voie de l'avenir du monde. La Chine continuera de poursuivre le véritable multilatéralisme, demeurera un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde, un défenseur de l'ordre international et un fournisseur de biens publics, assumera ses responsabilités de sauvegarder les intérêts communs du développement et du progrès de l'humanité, et fera des efforts inlassables pour promouvoir la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité.

CCTV : Le 21 octobre, la première réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des pays insulaires du Pacifique s'est tenue par liaison vidéo. Pourriez-vous présenter davantage les acquis de la réunion ? Quels sont vos commentaires sur la coopération entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique ?

Wang Wenbin : La première réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des pays insulaires du Pacifique s'est tenue hier par liaison vidéo. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a présidé la réunion. L'événement a réuni, entre autres, le Président et Ministre des Affaires étrangères de Kiribati Taneti Maamau, le Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères des Fidji Josaia Voreqe Bainimarama, le Premier Ministre des Tonga Pohiva Tuionetoa, le Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères de Nioué Dalton Tagelagi, le Ministre des Affaires étrangères de la Papouasie-Nouvelle-Guinée Soroi Eoe, le Ministre des Affaires étrangères de Vanuatu Marc Ati, le Ministre des Affaires étrangères des États fédérés de Micronésie Kandhi Elieisar, le Ministre des Affaires étrangères des Îles Salomon Jeremiah Manele, le représentant de la Première Ministre et Ministre des Affaires étrangères du Samoa Strickland, et le Secrétaire général du Forum des îles du Pacifique Henry Puna.

Le Conseiller d'État Wang Yi a indiqué que la Chine et les pays insulaires du Pacifique se respectent et se traitent d'égal à égal, qu'ils partagent heurs et malheurs et relèvent ensemble les défis, qu'ils poursuivent le bénéfice mutuel, le gagnant-gagnant et un développement commun, qu'ils se comprennent, font preuve de fraternité et s'inspirent l'un de l'autre, et que les relations entre les deux parties ne cessent de s'approfondir, devenant un bel exemple des échanges amicaux, de la solidarité et de la coopération entre les pays de différentes régions ayant des tailles et systèmes différents. Les participants des pays insulaires ont remercié la Chine pour les aides et soutiens désintéressés et à long terme qu'elle avait apportés au développement des pays insulaires, ont exprimé leur soutien à l'Initiative pour le Développement Mondial avancée par le Président Xi Jinping, et exprimé l'espoir de renforcer les échanges avec la Chine sur les expériences en matière de gouvernance d'État et d'approfondir la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route », de renforcer la lutte solidaire contre la COVID-19, d'intensifier les échanges et la coordination sur des sujets mondiaux tels que l'adhésion au multilatéralisme et la lutte contre le changement climatique, et de préserver les intérêts communs des pays en développement.

Un consensus important en six points a été atteint lors de la réunion : premièrement, renforcer la confiance mutuelle, et continuer de se comprendre et de se soutenir mutuellement sur les questions touchant aux intérêts vitaux respectifs des deux parties ; deuxièmement, poursuivre le renforcement de la coopération antiépidémique, protéger la santé des peuples et travailler ensemble à vaincre la pandémie de COVID-19 ; troisièmement, soutenir l'Initiative pour le Développement Mondial, développer une coopération de qualité dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » et favoriser un développement et un redressement communs ; quatrièmement, travailler ensemble pour relever les défis mondiaux, élargir et approfondir la coopération sur des questions telles que le changement climatique et la protection de l'environnement marin ; cinquièmement, préserver et pratiquer le multilatéralisme, et défendre le système international centré sur l'ONU et l'ordre international basé sur le droit international ; sixièmement, établir un mécanisme de réunion régulière des Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des pays insulaires du Pacifique, et faire en sorte que le nouveau mécanisme progresse dans la stabilité et la durée.

La réunion a également abouti à des résultats concrets de coopération tels que la création de la réserve de fournitures d'urgence Chine-États insulaires du Pacifique, la création du centre de coopération Chine-États insulaires du Pacifique pour la réduction de la pauvreté et le développement, la création du centre de coopération Chine-États insulaires du Pacifique pour la lutte contre le changement climatique et l'organisation prochaine du Forum sur la coopération et le développement de la pêche entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique. La réunion a également soulevé la question du rejet dans la mer de l'eau contaminée nucléaire et y a accordé une attention, réaffirmant qu'il faut s'engager à défendre le système international de non-prolifération nucléaire et la zone dénucléarisée du Pacifique Sud. La Déclaration conjointe de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des pays insulaires du Pacifique a été publiée ensemble par toutes les parties à l'issue de la réunion.

À l'avenir, la Chine entend continuer de travailler avec les diverses parties des pays insulaires du Pacifique pour multiplier la communication et mener une coopération sincère, et œuvrer ensemble à un partenariat stratégique global encore plus étroit afin de profiter davantage aux peuples de tous les pays et de créer de nouveaux points forts pour la coopération régionale.

Bloomberg : Selon des reportages, les États-Unis devraient organiser une réunion par liaison vidéo entre les Chefs d'État chinois et américain en novembre prochain. Pourriez-vous fournir plus d'informations ?

Wang Wenbin : Mon collègue a déjà répondu à des questions concernées auparavant, et je n'ai aucune nouvelle information à ajouter.

Associated Press du Pakistan : Le 20 octobre, la porte-parole de la Commission nationale du développement et de la réforme (CNDR) de la Chine a déclaré lors d'une conférence de presse que des progrès significatifs avaient été réalisés dans la construction du Corridor économique Chine-Pakistan (CECP) et que des autoroutes, des écoles techniques professionnelles et des centrales, financées par la Chine au Pakistan, ont été mises en service. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Wang Wenbin : Comme vous l'avez mentionné, la CNDR a présenté les nouveaux progrès enregistrés dans la construction du CECP lors d'une récente conférence de presse. Nous nous en félicitons. Il s'agit d'une incarnation de l'amitié sino-pakistanaise et d'un exemple vivant de la contribution de l'Initiative « la Ceinture et la Route » au développement et à la prospérité des pays riverains. La Chine est disposée à travailler avec le Pakistan pour mettre en œuvre l'important consensus atteint par les dirigeants des deux pays, faire du CECP un projet phare du développement de qualité de l'Initiative « la Ceinture et la Route », et contribuer davantage à la construction d'une communauté d'avenir partagé sino-pakistanaise encore plus étroite dans la nouvelle ère.

CCTV : Selon des informations, des envoyés diplomatiques d'États arabes en Chine ont récemment terminé leur visite d'échanges dans la province du Qinghai. Pourriez-vous présenter les informations concernées ?

Wang Wenbin : Du 16 au 19 octobre, le Ministère des Affaires étrangères a organisé une visite d'échanges pour des envoyés diplomatiques en Chine d'États arabes dans la belle province du Qinghai. Des Ambassadeurs, Chargés d'affaires et diplomates de 17 États arabes et de la Ligue des États arabes y ont participé. Les membres de la délégation se sont rendus dans le district autonome Salar de Xunhua, où ils ont eu des échanges en face à face avec des villageois musulmans chez eux et ont visité la Salle d'exposition de l'unité interethnique, le Parc de la culture folklorique et l'Institut islamique, voyant de leurs propres yeux la coexistence harmonieuse de différents groupes ethniques, le développement et la revitalisation des régions rurales et la liberté de croyance religieuse pleinement protégée au Qinghai. Ils ont eu une compréhension approfondie sur la protection écologique et la gouvernance environnementale du Qinghai et ont ressenti les réalisations en matière de construction de la civilisation écologique et de développement vert dans la province. Ils ont également effectué des visites sur le terrain pour découvrir la préservation du tapis tibétain, patrimoine culturel immatériel.

« Les connaissances de seconde main ne suffisent souvent pas à convaincre les gens. » Grâce aux visites sur le terrain, les envoyés diplomatiques ont pu connaître directement les efforts considérables déployés ainsi que des résultats fructueux obtenus par le Qinghai dans des domaines tels que la promotion d'un développement vert, innovant et bénéfique au peuple, le renforcement de l'unité interethnique et la protection de l'environnement écologique. Ils les ont tous hautement appréciés, affirmant que de nombreux États arabes pourront s'inspirer de l'expérience de développement du Qinghai, et qu'ils souhaitaient renforcer les échanges et l'apprentissage réciproque et étendre la coopération pragmatique avec le Qinghai. Les envoyés diplomatiques ont également salué avec enthousiasme les politiques ethniques et religieuses de la Chine après avoir eu des échanges approfondis avec les habitants musulmans du Qinghai et après avoir découvert leur vie heureuse et prospère et leur liberté de croyance religieuse. À l'avenir, le Ministère des Affaires étrangères offrira plus d'opportunités aux amis étrangers, dont les envoyés diplomatiques des États arabes, de visiter les collectivités locales chinoises afin qu'ils puissent connaître de manière globale une Chine vraie et multidimensionnelle.

Ces dernières années, la Chine et les États arabes ont vu leurs relations bilatérales se développer vigoureusement et leur solidarité dans la lutte contre la COVID-19 devenir un exemple. Que ce soit pour les gouvernements et les peuples, au niveau central et local, l'amitié sino-arabe est profondément ancrée dans le cœur des peuples et se renforce chaque jour davantage. La Chine est disposée à travailler avec les États arabes pour faire passer et faire rayonner davantage l'amitié sino-arabe, s'engager ensemble dans la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route », approfondir la coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant, et mieux profiter aux peuples des deux parties.

RCI : Selon des reportages, le 20 octobre, heure locale, un attentat terroriste à la bombe a eu lieu contre un bus de l'armée syrienne à Damas, capitale du pays, causant 14 morts et plusieurs blessés. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Wang Wenbin : La Chine condamne fermement cet attentat terroriste à Damas, et exprime ses condoléances aux victimes, et sa sympathie aux familles des victimes et aux blessés. La Chine s'oppose au terrorisme sous toutes ses formes, soutient les efforts antiterroristes du gouvernement syrien et continuera de travailler avec la communauté internationale pour promouvoir le rétablissement rapide de la paix, de la stabilité et de la sécurité durable en Syrie.

Agence Anadolu : Hier, lors de la réunion de la Troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, certains pays occidentaux ont déclaré qu'il y avait « une oppression et une violation » des droits de l'homme contre des Ouïgours et d'autres minorités ethniques au Xinjiang. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Permettez-moi tout d'abord de vous présenter la réunion concernée. Le 21 octobre, Cuba a fait une déclaration conjointe au nom de 62 pays à la réunion de la Troisième Commission de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, soulignant que les affaires liées à Hong Kong, au Xinjiang et au Tibet sont des affaires intérieures de la Chine qui ne saura tolérer aucune ingérence de l'extérieur, et exprimant son soutien à la mise en œuvre par la Chine de la politique d'« un pays, deux systèmes » dans la région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong. Les 62 pays s'opposent à la politisation des questions de droits de l'homme, à la pratique de « deux poids deux mesures », aux accusations injustifiées lancées contre la Chine avec des motifs politiques et fondées sur de fausses informations, et à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de droits de l'homme. En outre, plus de 30 pays ont exprimé leur soutien à la Chine à travers des discours à titre national et des lettres conjointes. À la suite de la 48e session du Conseil des droits de l'homme il y a quelques jours, près de 100 pays ont une fois de plus fait entendre la voix de justice aux Nations Unies, exprimant clairement leur soutien à la position légitime de la Chine, ce qui démontre pleinement que la justice se trouve dans le cœur de chacun.

Quelques pays occidentaux, sur la base de fausses informations, de rumeurs et de mensonges, continuent d'attaquer et de calomnier la Chine sur les questions liées au Xinjiang et de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de droits de l'homme. La Chine s'y oppose fermement. La détermination de la Chine à sauvegarder la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays est inébranlable, et les desseins de ces pays n'aboutiront à rien. Nous exhortons ces pays à réfléchir sérieusement à leurs propres problèmes graves de droits de l'homme, à respecter scrupuleusement et effectivement les buts et principes de la Charte des Nations Unies et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et à faire réellement des choses bénéfiques au développement sain de la cause internationale des droits de l'homme.

Global Times : Récemment, les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes quant au développement par la Chine des technologies de missiles hypersoniques, mais nous avons remarqué que le Département américain de la Défense venait de publier hier une déclaration indiquant que l'armée américaine avait testé avec succès des composants d'armes hypersoniques et procédera à un test de missile hypersonique le 1er octobre de l'année prochaine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Les États-Unis sont le premier pays au monde à étudier et à développer des armes hypersoniques. Ils continuent toujours de développer et même de diffuser les technologies de missiles hypersoniques et ont investi des milliers de milliards de dollars américains pour moderniser la puissance de leur triade nucléaire. Les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises leurs prétendues inquiétudes concernant les tests normaux d'engin spatial de la Chine et ont utilisé cela pour faire du tapage autour de la « théorie de la menace chinoise ». Alors, les États-Unis peuvent-ils expliquer à la communauté internationale quelle est leur intention dans le développement d'armes hypersoniques ? Quelle est la raison de leurs inquiétudes vis-à-vis d'autrui ? La communauté internationale a-t-elle aussi des raisons suffisantes pour exprimer leurs inquiétudes face à cet acte des États-Unis ?

Nous exhortons les États-Unis à respecter pleinement le droit de tous les pays à développer les forces de défense nationale légitimes et à cesser de médiatiser la soi-disant « théorie de la menace chinoise » pour agrandir sans scrupule leur arsenal.

Shenzhen TV : Le 21 octobre, le Département d'État américain a publié une déclaration exprimant ses préoccupations au sujet de l'« érosion continue » des droits de l'homme et des libertés fondamentales à Hong Kong, déclarant avec arrogance que la disqualification des conseillers de district par le gouvernement de la RAS de Hong Kong était un obstacle au principe de l'« administration de Hong Kong par les Hongkongais ». Le même jour, la Secrétaire d'État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni a exprimé une profonde inquiétude au sujet de la disqualification de certains conseillers de district de Hong Kong. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Il est raisonnable et légal pour le gouvernement de la RAS de Hong Kong de disqualifier les conseillers de district concernés conformément à la Loi fondamentale et aux règles y relatives de la RAS. Hong Kong fait partie de la Chine, et les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Aucun pays étranger n'a le droit de pointer du doigt les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine.

En fait, ni les États-Unis ni le Royaume-Uni ne se sont jamais vraiment intéressés de la démocratie et des libertés à Hong Kong. Pendant un siècle et demi de régime colonial britannique, les 28 gouverneurs de Hong Kong ont tous été nommés par le Royaume-Uni. Hong Kong n'a connu ni d'élection ni de démocratie, et ses habitants n'ont jamais joui d'une réelle liberté. Depuis le retour de Hong Kong, les habitants de la ville peuvent jouir des droits démocratiques et des libertés larges sans précédent. Cependant, les États-Unis et le Royaume-Uni se sont empressés d'assumer le rôle de « sauveurs ». Leur souci des droits et des libertés des Hongkongais est un mensonge, dont l'objectif réel est de perturber l'État de droit à Hong Kong, de porter atteinte à la stabilité de Hong Kong et d'y créer des troubles.

Les faits sont plus éloquents que les mots. Avec la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et l'application effective du principe de l'« administration de Hong Kong par les patriotes », la situation violente et chaotique de la société de Hong Kong a été complètement inversée, les droits et libertés légaux du grand public à Hong Kong ont été mieux garantis, et les avantages uniques et le potentiel de développement de Hong Kong sont pleinement valorisés.

La Chine exhorte les pays et institutions concernés à respecter sérieusement la souveraineté de la Chine et à cesser de s'ingérer dans les affaires de Hong Kong et dans les autres affaires intérieures de la Chine.

Beijing Youth Daily : Le 21 octobre, la Chine et des pays insulaires du Pacifique ont tenu une réunion des Ministres des Affaires étrangères et publié une déclaration conjointe, appelant les pays concernés à gérer avec prudence le déversement de l'eau contaminée dans la mer, et à mener d'amples consultations avec les parties intéressées et les organisations internationales compétentes. Pourriez-vous en présenter la situation ?

Wang Wenbin : J'ai présenté tout à l'heure la situation de la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des pays insulaires du Pacifique. Je tiens à y ajouter un point. À cette réunion, la Chine et les pays insulaires du Pacifique ont échangé leurs points de vue et exprimé leurs préoccupations concernant le traitement par le Japon de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima. La publication de la déclaration conjointe de la réunion des Ministres des Affaires étrangères démontre pleinement que la question du traitement de l'eau contaminée de Fukushima n'est pas une affaire intérieure du Japon, mais une question internationale majeure touchant à la santé publique des pays riverains du Pacifique et à l'environnement écologique marin mondial.

Cette déclaration conjointe a également envoyé un signal clair à la partie japonaise, celui de la haute préoccupation de la Chine et des autres parties intéressées importantes, telles que les pays insulaires du Pacifique, vis-à-vis du programme du Japon de déverser l'eau contaminée nucléaire de Fukushima dans la mer. Nous espérons que le Japon écoutera sérieusement l'appel de ses pays voisins et de la communauté internationale, qu'il gérera la question du traitement de l'eau contaminée de Fukushima de manière ouverte, transparente, responsable et prudente, et qu'il s'abstiendra d'entamer arbitrairement le rejet de l'eau contaminée dans la mer avant de mener d'amples consultations et de parvenir à un consensus avec les parties intéressées et les organisations internationales compétentes.

HRTN : Selon des reportages, au sujet du partenariat AUKUS, des fonctionnaires américain, britannique et australien ont respectivement déclaré le 21 octobre que l'adhésion australienne à l'AUKUS avait pour seul objectif de développer sa propre capacité de sous-marins nucléaires et que l'Australie n'utilisait pas et n'utilisera pas d'arme nucléaire. Ils ont ajouté que l'AUKUS n'a pas lésé le rôle central de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) et ne constituait pas une menace pour la paix régionale. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J'ai remarqué que les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie ont dû se justifier face au doute et à l'opposition des pays de la région et de la communauté internationale en ce qui concerne l'AUKUS. Cependant, leur faible argumentation ne permet pas de répondre aux préoccupations des pays de la région et de la communauté internationale.

Cette clique anglo-saxonne créée par les trois pays est un bloc militaire typique, pleinement animé par la mentalité obsolète de la guerre froide et du jeu à somme nulle. Elle est le reflet de l'obsession des trois pays de la force militaire, une extension de la politique de dissuasion nucléaire des États-Unis et du Royaume-Uni, et un produit de la soi-disant philosophie américaine de la « position de force ». L'AUKUS nous rappelle sans ambiguïté que les règles auxquelles croient ces trois pays sont toujours les règles de la jungle où la force a toujours raison.

Pour des raisons géopolitiques et économiques, les États-Unis et le Royaume-Uni exportent des sous-marins nucléaires vers l'Australie même en violation de l'objectif et du principe du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ce qui crée des risques de prolifération des matières et des technologies nucléaires et a un impact considérable sur le système international de non-prolifération nucléaire. Cela démontre pleinement que les trois pays sont les transgresseurs de règles.

La coopération en matière de sous-marins nucléaires entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie implique le transfert d'uranium de qualité militaire à une pureté de plus de 90 % vers l'Australie, ce qui constitue un grave risque de prolifération nucléaire et contrevient à l'objectif et au principe du TNP. En outre, les États-Unis vont également exporter vers l'Australie des missiles de croisière Tomahawk capables de transporter des ogives nucléaires. La menace que représentent de telles initiatives pour la paix et la sécurité régionales est évidente. Les trois pays ont beau mentir sur ce sujet. Cette coopération trilatérale sapera également et certainement les efforts visant à créer une zone exempte d'armes nucléaires en Asie du Sud-Est. Où est leur respect pour le rôle central de l'ASEAN ?

Nous exhortons une fois de plus les trois pays à remédier à l'erreur commise, à rejeter leur mentalité de la guerre froide et du jeu à somme nulle et à cesser de créer de petites cliques. Ils doivent défendre le système international de non-prolifération nucléaire et faire davantage de choses favorables à la paix et à la stabilité régionales et mondiales, plutôt que de faire le contraire.

CNR : Selon des reportages, un porte-parole du département chargé des affaires étrangères de Taiwan a déclaré que Joseph Wu, chef du département, exercera une tournée de « visites » en République tchèque et en Slovaquie. Auparavant, la Chine a pris des contre-mesures à la suite de l'annonce de la Lituanie d'autoriser les autorités taiwanaises à établir un « bureau de représentation » dans le pays sous le nom de Taiwan. La Chine prendra-t-elle des contre-mesures sur la République tchèque et la Slovaquie ?

Wang Wenbin : Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde. Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. Notre détermination à défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays est inébranlable.

La Chine s'oppose résolument à tout échange officiel sous quelque forme que ce soit entre la région de Taiwan et les pays ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine. Nous suivons de près la situation des soi-disant visites de la personne concernée et prendrons des mesures légitimes et nécessaires pour défendre fermement la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays. Personne ne doit se faire des illusions à ce sujet.


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