| Conférence de presse du 5 mai 2009 |
| 2009/05/05 |
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Dans l'après-midi du 5 mai 2009, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a tenu une conférence de presse et répondu aux questions portant sur, entre autres, des dossiers de la grippe A/ H1N1 impliquant des pays et des ressortissants étrangers, la publication par l'Australie d'un livre blanc sur la défense nationale, la visite en Chine de l'Emir du Koweït ainsi que le Dialogue économique et commercial de haut niveau Chine-UE. Ma Zhaoxu: Bonjour à tous. C'est pour moi un grand plaisir de travailler de nouveau avec vous. J'espère que vous avez tous passé de bonnes vacances du 1er mai. J'ai tout d'abord trios nouvelles à vous annoncer. Premièrement, sur l'invitation du gouvernement sud-africain, le Vice-Président du Comité national de la CCPPC Abdul'ahat Abdulrixit se rendra en Afrique du Sud pour assister à la cérémonie d'investiture du nouveau Président sud-africain le 9 mai prochain en tant qu'envoyé spécial du Président Hu Jintao. Deuxièmement, sur l'invitation du Président Hu Jintao, l'Emir du Koweït Sheikh Sabah Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah effectuera en Chine une visite d'Etat du 10 au 13 mai. Troisièmement, sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Ministre canadien des Affaires étrangères Lawrence Cannon effectuera une visite officielle en Chine du 9 au 13 mai. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q: Le gouvernement canadien a menacé de porter plainte devant l'OMC à cause de l'embargo chinois sur l'importation de la viande de porc et des produits porcins de la province d'Alberta. Comment la Chine y réagit-elle? R: L'épidémie que nous connaissons actuellement est d'une virulence exceptionnelle. Pour garantir la sécurité du secteur de l'élevage et la santé des hommes, le gouvernement chinois a été obligé de prendre des mesures de prévention provisoires dont la suspension de l'importation de porcs vivants et de produits à base de porc venant des régions touchées par l'épidémie comme le Mexique et les Etats-Unis. Cette mesure est conforme à la législation chinoise en la matière. Cette mesure d'urgence de protection prise par la Chine répond au principe de régionalisation défini par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et à la réglementation de l'OMC qui prévoit des mesures de quarantaine rigoureuses en cas d'urgence ainsi qu'une minimisation des impacts de ces mesures sur le commerce. La Chine a réagi dans le respect de l'usage international. En réalité, beaucoup de pays ont pris des mesures similaires. Je voudrais souligner le fait que dès le début, l'OMS a baptisé cette épidémie la grippe porcine A et mis en avant le 24 avril sur son site web le lien entre cette épidémie et le virus de grippe animal. L'OMS a ensuite déclaré qu'il s'agissait d'une « urgence de santé publique à portée internationale » et relevé progressivement à 5 le niveau d'alerte pandémique. En plus, on ignore toujours l'origine, les modes et voies de transmission du virus. Par conséquent, les mesures prises par le gouvernement chinois conformément à la législation concernée sont tout à fait nécessaires et appropriées. Q : Récemment, 25 étudiants canadiens ont été mis en quarantaine à Changchun, et la nécessité de cette mesure a été remise en cause par le gouvernement canadien. Comment la Chine y réagit-elle ? S'agit-il d'une mesure prise par les collectivités locales ou une politique générale décrétée par le gouvernement central ? R : A ma connaissance, étant donné que 51 cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés au Canada jusqu'au 2 mai, la province du Jilin, soucieuse de garantir la sécurité de la santé publique et conformément à la Loi de la République populaire de Chine sur la prévention et le traitement des maladies contagieuses et à la Loi de la République populaire de Chine sur le contrôle sanitaire aux frontières, a placé les 25 étudiants venant du Canada et d'autres pays arrivés le soir même à Changchun en observation médicale prévue pour 7 jours. Actuellement, ces étudiants sont logés dans des hôtels à Changchun et bénéficient des arrangements appropriés et minutieux des autorités chinoises pour l'hébergement, la nourriture et les examens médicaux. Avec une température normale et un état d'esprit calme, ils sont maintenant en bonne santé et se disent satisfaits des arrangements pris par la Chine. Le Bureau des Affaires extérieures de la province du Jilin en a déjà informé les ambassades des pays concernés à Beijing. Q : L'Ambassade de Chine aux Etats-Unis a annoncé sur son site web que le délai de traitement des visas serait désormais de six jours ouvrables et qu'elle suspendait la réception des demandes de visas express ou urgents. Pourquoi la Chine a-t-elle pris une telle décision ? La délivrance des visas chinois concernant les autres pays changera-t-elle également ? Selon l'OMS, les contraintes sur les voyages n'empêcheront pas la propagation de l'épidémie. Est-ce donc pour prévenir la transmission de l'épidémie que la Chine a pris ces mesures ? Par ailleurs, quel est le nombre de ressortissants étrangers mis en quarantaine en Chine ? De quels pays viennent-ils ? R : C'est en conformité avec la loi que nous avons décidé de réajuster la politique du visa. Ces réajustements ne sont pas discriminatoires et ne visent aucun pays. Ils n'affecteront pas les déplacements normaux des étrangers en Chine ni les échanges humains entre la Chine et les autres pays. Je n'ai pas d'informations sur votre deuxième question. Les départements compétents communiqueront les informations sur l'épidémie par des voies appropriées. Veuillez bien les suivre.
Q : Pourriez-vous nous donner des précisions sur le Dialogue économique et commercial de haut niveau Chine-UE qui se tiendra à la fin de cette semaine ? Qu'attend la Chine de ce dialogue ? Deuxième question, la Chine a fourni au Mexique des aides humanitaires d'urgence et envoyé un avion charter pour rapatrier les citoyens chinois retenus dans le pays. Ne craint-elle pas que cela risque de transmettre le virus A/H1N1 en Chine ? Troisième question, vous avez annoncé tout à l'heure la visite de l'Emir du Koweït en Chine. Veuillez nous en donner des informations plus précises. Les deux pays signeront-ils un accord de coopération pétrolière ? R : Je voudrais répondre d'abord à votre dernière question. A l'invitation du Président Hu Jintao, Son Altesse l'Emir du Koweït Sheikh Sabah Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah effectuera une visite d'Etat en Chine du 10 au 13 mai prochain. Il s'agit de sa première visite en Chine depuis son intronisation. Cette visite a pour objectif de renforcer davantage les relations d'amitié entre les deux pays et de promouvoir leur coopération pragmatique. Durant cette visite, l'Emir Sheikh Sabah Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah aura un entretien avec le Président Hu Jintao et une rencontre avec le Premier Ministre Wen Jiabao, et échangera ses vues avec eux sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Des discussions sont en cours entre les deux parties sur la signature d'accords de coopération en matière de transports, de sports et d'éducation. La Chine et le Koweït, fort complémentaires pour ce qui est des ressources des hydrocarbures, entretiennent une excellente coopération dans ce domaine. Les services et entreprises concernés des deux pays mènent en ce moment des discussions sur un renforcement continu de cette coopération mutuellement avantageuse. Concernant le Dialogue économique et commercial de haut niveau Chine-UE, nous en avons déjà communiqué des informations. Axé sur le thème « Promouvoir les opportunités commerciales en temps de crise et stimuler la relance économique grâce à l'ouverture du commerce et des investissements », le dialogue sera l'occasion pour la Chine et l'UE d'échanger leurs vues sur les grands sujets de la coopération économique et commerciale sino-européenne. Les responsables de plusieurs départements ministériels du Conseil des Affaires d'Etat de Chine et de nombreux commissaires européens y participeront. Vous avez posé une question sur l'avion charter pour le Mexique. Comme nous l'avons dit dans notre communiqué, la Chine et le Mexique sont convenus, après des consultations entre les deux gouvernements, que chacun des deux pays enverra un avion charter pour rechercher ses citoyens bloqués dans l'autre pays. A l'heure où je vous parle, les avions sont déjà partis. Le 4 mai à 23 h 14, un avion de China Southern Airlines s'est envolé à Guangzhou pour le Mexique et arrivera à Shanghai demain matin. Le charter mexicain arrivera à Shanghai aujourd'hui à midi et atteindra Beijing cet après-midi, Guangzhou et Hong Kong ce soir et regagnera le Mexique le 6. Je tiens à indiquer que la Chine et le Mexique sont en communication et contacts étroits et permanents. Ils se sont tous les deux dits très attachés au partenariat stratégique sino-mexicain et prêts à renforcer leurs concertation et coordination pour affronter ensemble l'épidémie afin de promouvoir un développement continu de leurs relations. Q : Dans un livre blanc sur la défense publié récemment, le gouvernement australien déclare que pour faire face à l'augmentation de la puissance militaire chinoise, l'Australie se dotera d'équipements militaires plus performants afin d'améliorer ses capacités de défense. A votre avis, est-ce que cela risque de porter atteinte aux relations sino-australiennes ? R : Fidèle à sa voie de développement pacifique, la Chine poursuit une politique de défense nationale de nature défensive. Elle est une force militant activement pour la paix et la stabilité régionales et mondiales. La modernisation militaire de la Chine ne constitue de menace pour aucun pays et j'appelle les pays concernés à la regarder de manière objective et impartiale. Q : Le gouvernement sri-lankais a lancé récemment un appel aux aides humanitaires d'urgence de la communauté internationale. Quelles mesures la Chine entend-elle prendre à cet égard ? R : En signe de l'amitié du peuple chinois pour le peuple sri-lankais, le gouvernement chinois décide de fournir au gouvernement ski-lankais une aide humanitaire d'urgence en devise au comptant d'un million de dollars, destinée à l'installation des civils du Nord du pays ayant perdu leurs foyers. En tant que voisin proche et ami de Sri Lanka, la Chine suit toujours de près l'évolution de la situation dans le pays. Nous estimons que le maintien de la stabilité et le développement économique de Sri Lanka ainsi que la réalisation de la réconciliation nationale correspondent à l'aspiration commune et aux intérêts fondamentaux de tous les Sri-lankais, toutes ethnies confondues, ainsi qu'à une attente commune de la communauté internationale. Nous espérons du fond du cœur que Sri Lanka réalisera au plus vite la paix, la stabilité et le développement. Q : Demain matin les citoyens chinois de retour du Mexique seront-ils placé en quarantaine, comme l'ont été les étrangers ? Parmi eux, y aura-t-il des compatriotes de Hong Kong, de Macao et de Taiwan ? R : Sur cette question, je vous propose de vous renseigner auprès des départements compétents. Q : Si on n'a pas détecté de symptômes de grippe évidents chez les étudiants canadiens dans un hôtel à Changchun, pourquoi est-il jugé nécessaire de maintenir leur mise en quarantaine ? R : Les gouvernements locaux et les services concernés ont pris des mesures de quarantaine conformément à la législation et ont obtenu la coopération des citoyens canadiens. Des informations ont d'ailleurs été communiquées à l'Ambassade du Canada en Chine. Les deux pays restent en étroits contacts et concertation sur ce sujet. Q : Selon des informations, quatre Américains sont mis en quarantaine en ce moment. Je voudrais savoir dans quelle ville, depuis quand ils sont confinés et j'aimerais avoir des informations plus précises. R : Je ne dispose pas d'informations précises sur cette question. Maintenant l'épidémie continue de se propager. Les départements compétents chinois communiqueront en temps utile des informations à ce sujet. Q : Au Ministère des Affaires étrangères, un nouveau département, celui des Affaires frontalières et maritimes vient d'être créé. Veuillez nous en donner quelques informations. La création de ce nouveau département répond-elle à une nécessité urgente ? R : Concernant la création du Département des Affaires frontalières et maritimes, j'aimerais vous en donner quelques explications. Pour mieux répondre aux besoins de notre travail lié aux pays voisins, le Ministère a décidé de créer le Département des Affaires frontalières et maritimes. Déjà opérationnel, ce département est responsable principalement de la définition de la politique étrangère concernant les frontières terrestres et maritimes, du pilotage et de la coordination de nos actions extérieures concernant les mers, de la délimitation des frontières terrestres avec les pays voisins, du levé de terrain et des opérations d'inspection conjointes, de la gestion des affaires extérieures liées aux frontières, du règlement des litiges avec l'étranger liés aux territoires, aux cartes géographiques et aux noms de lieux, et des négociations diplomatiques relatives à la délimitation des frontières maritimes et à l'exploitation commune des ressources maritimes. Ces compétences existaient déjà au Ministère des Affaires étrangères et ont été juste regroupées. Pour un pays qui possède de longues frontières et de vastes territoires maritimes, il est naturel qu'on crée un organisme spécial chargé des affaires extérieures y relatives. Des organes similaires existent d'ailleurs dans beaucoup d'autres pays, certains ont même un rang plus élevé que le nôtre. La création du Département des Affaires frontalières et maritimes est une décision administrative normale et préparée depuis longtemps. Q : Le Département des Affaires frontalières et maritimes participera-t-il aux consultations sino-japonaises sur la Mer de Chine orientale ? R : Ce Département est compétent pour la définition de notre politique extérieure concernant les frontières terrestres et maritimes. A partir de cela, vous pouvez avoir votre propre interprétation. Si vous n'avez plus de question, je lève la séance et vous remercie de votre présence. |


